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Galerie Art Est Ouest

La poule d'André, 2013, 160x124cm

Exposition : " Vagabonder l'Art "

Alain Nahum (photos) - Serge Plagnol (peintures) - Alain Sagault (aquarelles)

sur une proposition de Jean Klépal, auteur de livres partagés avec les artistes

Exposition du mardi 8 au samedi 26 novembre 2016

La galerie Art Est Ouest réunit trois artistes-, un photographe, un peintre et un aquarelliste, que relie un même regard, celui de Jean Klepal, amateur passionné, auteur de nombreux textes relatifs à l’art (livres, catalogues, revues).

Ce regard littéraire se veut lien entre les œuvres elles-mêmes mais surtout lien entre les œuvres et le public, la problématique en jeu étant la rencontre entre l'écriture et l'œuvre visuelle, et l'enrichissement qui peut, qui doit en résulter : "affûter le regard" dit Jean Klépal qui ajoute:

Les artistes présentés sont Alain Nahum, Serge Plagnol et Alain Sagault : la photographie, la peinture et l'aquarelle dialoguent grâce aux écrits croisés de Jean Klépal et de ces trois artistes épris de littérature pour évoquer et découvrir autrement des tableaux et des livres à même d'approfondir idées, goûts et choix de chacun.

Alain Nahum

Pour Nahum, « flâneur errant dans la ville » ainsi que se qualifiait Walter Benjamin, la photographie n’est pas un territoire clos, elle n’est qu’un médium. Une des frontières de l’Art, un terrain de rencontre et de métissage. Elle est vouée au dialogue avec les autres arts.
Il perpétue en cela l’apport de Dada et du Surréalisme, dont il est fortement imprégné.
Ses images s’apparentent aux « hors-champ » du cinéma, elles provoquent l’imaginaire en nous poussant à raconter ce que nous décelons. Comme les portulans médiévaux, elles allient connaissance et probabilité d’un territoire.
Cinéaste, photographe, dessinateur, Alain Nahum est membre fondateur du collectif Cinéluttes, réalisateur de courts et moyens métrages, de magazines et de films pour la télévision, dont « Des gens qui passent », adaptation d’un roman de Patrick Modiano (primé au Festival de La Rochelle, 2009).
Il est présent au salon de Mai de 2008 à 2014 et réalise des Interventions « Promenade urbaine » au Centre Pompidou.
Il publie dans de nombreuses revues et ouvrages collectifs.
Expositions en France : Paris, La Garde Freinet, Port Cogolin, Lauzerte, Aix-en-Provence, Verrières-le-Buisson, en Belgique (Bruxelles), en Italie (Lecce) et au Japon (Tokyo).
Actuellement il est représenté à Paris par la Galerie Marie Vitoux.

Serge Plagnol

Printemps – Paysages avec figures – Les instants traversés – Visages et paysages – Célébrations – Méditerranées – La musique des branches –Suite pour Silvacane – Saisons...
Ces titres d’expositions personnelles disent l’importance pour Serge Plagnol de la relation avec les endroits où il s’inscrit, de même que sa curiosité à l’égard de ce qui le précède. Ils signalent également sa sensibilité aux rythmes naturels, aux sonorités, ainsi que son attention à la durée, si éphémère soit-elle parfois.
Les références littéraires sont fréquentes (Jean Genet, Bergeries de Racan, Hölderlin...)
Il joue avec l’ombre et la lumière, avec la juxtaposition de couleurs souvent disposées en une riche palette, ainsi qu’avec les formes et les évocations.
Abstraction, figuration ? Ce débat semble n’avoir pas grand sens pour lui. La peinture sous ses apparences les plus diverses est son domaine. Elle est le lieu.
Il guette ce qui advient, ce qui se passe. Il décrit des Epiphanies telles qu’elles lui apparaissent.
Peintre et sculpteur, Serge Plagnol collabore avec des écrivains et poètes : Bernard Noël, Jean-Louis Giovannoni, Jean-Luc Sarré, Marcel Migozzi, Olivier Cena, Daniel Bizien, Jean-Paul Hameury, Christian Garcin, Jacques Serena, Jean Klépal...
Il expose régulièrement en France : Paris, Rouen, Toulouse, Marseille, Lille, Arles, Grenoble, Lyon, Strasbourg, Montpellier, Le Havre, Aix-en-Provence...
Ses œuvres ont été présentées en Norvège (Oslo), en Belgique (Knokke-le-Zoute), en Thaïlande (Bangkok).
Achats par des collections publiques :le FRAC PACA, le Musée Cantini, les Musées de Toulon, de Nice et de Martigues, le C.G. du Var, le FRAC Champagne-Ardenne , le FAC de Toulouse et, à Paris, le FNAC et le Musée d'Art Moderne.

Alain Sagault

L’aquarelle est un art difficile, exigeant, impitoyable. Un art où l’excellence est rare.
Réussie, l’aquarelle se caractérise par la subtilité de son élégance, de son raffinement. Elle est sans cesse sur un fil ou la mièvrerie du bavardage la guette. Rapidité d’exécution, coup d’œil, requièrent à coup sûr de la virtuosité.
Il est question de saisir la légèreté fugace de l’instant au moment même du ressenti de l’émotion.
L’artiste réussit ou échoue. Il n’est pas d’alternative.
Aucun repentir n’est permis, comme l’autorise la peinture à l’huile, voire l’acrylique.
Il faut beaucoup de caractère et de méticulosité pour choisir le support convenable, effleurer le papier humide, contrôler les irisations, et n’inscrire que la trace de l’essentiel minimum.
La côte ouest de l’Irlande, la lagune à Venise et la Manche à Wissant sont les principales sources d’inspiration de Sagault.
Art de l’instant, qui oblige à l’attention la plus soutenue, celle de l’artiste comme celle du regardeur. Tenter de saisir l’infini singulier du peu, du vague, du vain, de l’invisible.
Il s’agit d’un travail précieux ; il s’agit d’écouter le silence, en soi, autour de soi.
Plus elle est légère, plus l’aquarelle donne à voir car elle est source d’inspiration (JK).
Il a bénéficié de plusieurs résidences d’artiste à la Cill Rialaig Artist Retreat (Irlande) et au Musée de Gap.
Il a exposé en France : Barcelonnette, Gap, Digne, Wissant, en Italie : Saluzzo, Verzuolo, Venise ; en Irlande : Cork, Dublin ;  aux Etats-Unis : Houston (Texas).
Achats par le Musée de Gap, les Médiathèques de Barcelonnette, Belfort et Digne, les Archives départementales des Alpes de Haute-Provence.